Quelle résistance thermique d’isolant choisir ?

Accueil Isolation Isolant thermique : comment faire son choix ? Quelle résistance thermique d’isolant choisir ?

Comment choisir la résistance thermique d'un isolant ?

Vous souhaitez effectuer des travaux d’isolation chez vous afin d’économiser sur vos factures d’énergie ? Veillez à bien choisir l’isolant que vous allez poser ! Pour cela, il est primordial de connaître la résistance thermique de votre isolant. On vous explique ici tout ce que vous devez savoir sur le sujet.

résistance thermique d'isolant pour travaux d'isolation

Qu’est-ce que la résistance thermique d’un isolant ?

Définition et calcul de la résistance thermique

La résistance thermique évalue la performance thermique d’un isolant. En d’autres termes, il s’agit de la capacité de l’isolant à retenir la chaleur et donc à éviter les pertes d’énergie au sein d’un bâtiment. Dans le secteur de l’isolation, la résistance thermique est désignée par la lettre R. On la calcule à l’aide d’un coefficient de résistance thermique qui prend en compte l’épaisseur (e) ainsi que la conductivité thermique lambda (λ) de l’isolant. Ainsi, la résistance thermique est obtenue via la formule suivante :

 

Épaisseur (e) / Conductivité thermique (λ) = Résistance thermique R 

 

De toute évidence, plus le coefficient de résistance thermique est élevé, plus le matériau est isolant. Dans le cadre de travaux de rénovation, le coefficient de résistance thermique doit être supérieur à 3.7 m².K/W pour l’isolation des murs et 6.0 m².K/W pour les combles et rampants de toiture. Cela permet de bénéficier d’aides financières pour ses travaux comme la prime énergie.

Zoom sur la conductivité thermique de l’isolant (ou lambda)

Le coefficient de conductivité thermique ou lambda (λ) désigne la quantité de chaleur qui peut être transférée par conduction dans un matériau isolant d’un mètre d’épaisseur avec une surface d’un mètre carré. Concrètement, il s’agit du pouvoir isolant du matériau. En considérant une épaisseur égale, plus le lambda est faible, plus l’isolation du matériau est efficace. Plus il est élevé, plus il faudra compenser avec l’épaisseur. La valeur du lambda peut également varier selon la température extérieure et le niveau d’humidité. On estime par exemple le lambda de la laine de verre entre 0,030 et 0,046 W/m.K pour une température de 10°C à l’air sec.

Comment déterminer l’épaisseur de l’isolant ?

L’épaisseur joue un rôle essentiel dans la résistance thermique des matériaux isolants. Comme démontré plus haut, elle doit toujours être choisie selon la conductivité thermique. À lambda égal, plus l’épaisseur est large, plus l’efficacité de l’isolation augmente. En revanche, si le lambda diminue, on peut réduire l’épaisseur du matériau. Par exemple, pour un isolant en laine de verre dont la résistance thermique est de 3,75 m².K/W, il faudra en général une épaisseur de 120 mm. Toutefois, si le lambda de la laine est très faible (0,030 W/m.K), on pourra se permettre de réduire l’épaisseur à 90 cm tout en garantissant une bonne résistance thermique après les travaux.

résistance thermique isolant exterieur

Quels sont les matériaux les plus performants pour l’isolation thermique ?

Les isolants minéraux

Les laines minérales sont des isolants très efficaces pour isoler les murs, la toiture ou les combles d’un logement. On distingue dans un premier temps la laine de verre qui est l’un des matériaux les plus performants pour l’isolation thermique avec un pouvoir isolant compris entre 0,030 et 0,046 W/m.K. Elle est notamment très appréciée pour son prix abordable, sa facilité d’installation et sa légèreté. La laine de verre est à ce jour l’option la plus prisée pour les travaux d’isolation des murs par l’intérieur. Outre la laine de verre, il y a également la laine de roche avec un lambda compris entre 0,034 et 0,047 W/m.K. Ce matériau possède des propriétés très similaires à la laine de verre avec l’avantage d’être un peu plus performant en période estivale.

Les isolants biosourcés

Aussi appelés isolants naturels, les isolants biosourcés permettent d’effectuer des travaux isolation tout en limitant l’impact négatif sur l’environnement. Il existe de nombreux matériaux isolants biosourcés :

  • la ouate de cellulose avec un pouvoir isolant compris entre 0,038 et 0,044 W/m.K ;
  • la laine de bois avec un pouvoir isolant compris entre 0,036 et 0,046 W/m.K ;
  • la laine de chanvre avec un pouvoir isolant compris entre 0,039 et 0.044 W/m.K ;
  • la laine de mouton avec un pouvoir isolant compris entre 0,039 et 0,042 W/m.K ;
  • la laine de lin avec un pouvoir isolant compris entre  0,037 et 0,042 W/m.K ;
  • la laine de coco avec un pouvoir isolant compris entre  0,037 et 0,047 W/m.K ;
  • le liège expansé avec un pouvoir isolant compris entre 0,037 et 0,041 W/m.K.

Chaque matériau offre des spécificités qui lui sont propres, mais on peut souligner l’efficacité de l’ouate de cellulose permettant une isolation thermique et phonique particulièrement satisfaisante.

Les isolants synthétiques

Bien qu’ils soient loin d’être d’origine naturelle et très rarement recyclables, les matériaux isolants synthétiques offrent une bonne résistance thermique pour un faible coût. On distingue notamment :

  • le polyuréthane avec un lambda compris entre 0,022 à 0,028 W/m.K ;
  • le polystyrène extrudé avec un lambda compris entre 0,027 à 0,040 W/m.K. 

Les isolants synthétiques sont aussi très polyvalents puisqu’ils peuvent être utilisés pour des travaux d’isolation des combles, de la toiture ou des murs. En revanche, ils proposent une faible isolation phonique et ont également l’inconvénient d’être facilement inflammables.

Vos questions

On utilise un coefficient de résistance thermique. Pour le calculer, on divise l’épaisseur (e) d’un matériau isolant par sa conductivité thermique ou lambda (λ). Plus le coefficient est élevé, plus l’isolation fournie par le matériau est efficace.

Si vous souhaitez bénéficier des aides financières de l’État comme la prime énergie pour vos travaux de rénovation, la résistance thermique visée doit être au minium de :

  • 3 m².K/W pour l’isolation des planchers ;
  • 3,7 m².K/W pour l’isolation des murs en façade ;
  • 4,5 m².K/W pour l’isolation d’une toiture terrasse ;
  • 6 m².K/W pour l’isolation des plafonds de combles et les rampants de toiture ;

7 m².K/W pour l’isolation des planchers dans des combles perdus.

De manière générale, les matériaux les plus performants pour l’isolation thermique sont la laine de verre et les isolants synthétiques comme le polyuréthane. Toutefois, la résistance thermique varie d’un isolant à un autre selon le lambda et l’épaisseur.